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Le cyclotourisme... c’est quoi ? Suite 1 ...

Affirmer ses propos et être fier de ses convictions mais ne pas être traité d’intégriste !

lundi 13 novembre 2006, par CJP

Il suffit d’un stage informatique de la Ligue de l’Orléanais à St Laurent Nouan pour que se rencontrent des passionnés qui en profitent pour confronter leurs idées sur le cyclotourisme...

Samedi 7 janvier dernier, nous étions onze bénévoles à répondre à l’invitation de la Ligue de l’Orléanais pour une formation "informatique" sur l’utilisation du système SPIP par les rédacteurs du site internet de la Ligue.

Formation qui, bien que technique, nous a permis, grâce à l’éclairage de Roland Bouat le formateur, de toucher du doigt les méandres des infinies possibilités que permet SPIP pour une gestion collaboratrice et dynamique du site.

Au cours du déjeuner, l’envie a été la plus forte de "sortir du sujet du jour" pour confronter nos positions sur le cyclotourisme fédéré.

La discussion a été, comme de bien entendue, passionnée pour le moins lorsque j’ai affirmé "qu’en cyclotourisme, il était nécessaire d’utiliser la bonne monture. A savoir une bicyclette de type randonneuse, en 700C, 26 pouces ou 650B, peu importe le choix pneumatique fait... qu’avec un vélo tout nu on ne faisait pas du cyclotourisme mais plutôt du cyclisme, le cyclotourisme se conjuguant avec autonomie et indépendance...".

Des participants, par ailleurs certains responsables importants de notre fédération, ont montré leur désaccord avec mes propos en précisant que tous types de vélos permettaient de faire du cyclotourisme, seul comptait l’état d’esprit.

Si je suis d’accord sur l’état d’esprit nécessaire pour pratiquer le cyclotourisme, je ne peux que confirmer mon propos sur la nécessité d’utiliser la bonne monture pour apprécier à sa juste valeur cet état d’esprit propre à notre activité.

Je veux bien reconnaître qu’aujourd’hui, sur le marché du cycle, l’artisan proposant une randonneuse se fait rare et que l’on trouve presque exclusivement que des vélos de compétition. Ces vélos sont faits pour la compétition comme leur nom l’indique et non pas pour le cyclotourisme. L’acheteur potentiel n’est pas aidé, ni guidé, dans son choix cyclotouriste.
Je suis cependant de ceux qui ne rejettent pas le VTC pour débuter et le VTT   pour les amoureux des chemins et des sous-bois.

Mais je ne peux accepter le terme "d’intégriste" dont certains m’ont affublé car je suis un homme plutôt ouvert d’esprit, il me semble, contrairement à certaines affirmations (ceux me connaissant bien, mes Amis proches, organisateurs de la SF 1994 par exemple, pourraient le confirmer)... et pourquoi me montrer du doigt comme "intégriste" et non pas ceux qui veulent à tout prix ne voir que la pratique "du plus grand nombre peu importe l’engin utilisé !"

Cette affirmation prouve, si besoin est, l’urgence d’une formation "obligatoire" de nos nouveaux dirigeants afin qu’ils apportent à leurs adhérents, toute l’information nécessaire à faire les bons choix quant au matériel à utiliser.

Depuis 12 à 15 ans, la formation des dirigeants ne reprend plus l’historique du cyclotourisme : de Vélocio à nos jours... l’éthique de notre mouvement... les règles qui le régissent : combien de nos dirigeants ont réellement lu la charte sur la publicité par exemple ?

Pour construire une maison solide, il est nécessaire de faire des fondations de qualité.

Nos dirigeants fédéraux, régionaux, départementaux d’aujourd’hui, devraient combler par la formation ad’hoc ce manque de culture de nos dirigeants de clubs. Ensuite, ceux-ci porteront la bonne parole. L’adhérent, complètement informé, pourra alors peser de tout son poids économique de client potentiel sur nos marchands et artisans du cycle en leur faisant toucher du doigt le matériel recherché par le cyclotouriste.

Au vue de l’image médiatique d’aujourd’hui du cyclisme de compétition, amateur et professionnel, il est bien évident que les mentalités vont changer et la tendance se retourner tôt ou tard. D’ailleurs à ce sujet, regardons ce qui se passe aux Etats Unis et au Japon où la randonneuse retrouve une nouvelle jeunesse... L’industrie française du cycle devrait anticiper ce retour de tendance et présenter de nouveaux matériels plus en rapport avec notre pratique.

Tout n’est pas désespérance cependant, n’a-t-on pas vu par le passé arriver le VTT   au début des années 80, le VTC à la fin des années 90 et, peut être demain... la randonneuse au milieu des années 2000 ... !
Déjà un artisan en Loir et Cher a compris cette nouvelle tendance. (Voir l’article sur les Cycles Le Lièvre).

Esprit "inventeur" de l’industrie du cycle, réveille toi !

Pour conclure, Amis cyclotouristes, s’il vous plait, ne me traitez pas d’intégriste, celà me choque et me fait mal. Respectons les convictions de chacun sans méchanceté ! Débattons certes, mais restons courtois même si la passion est parfois trop forte.
Avoir des convictions aujourd’hui est plutôt le signe d’un certain courage, celui de ne pas se fondre dans la foule des bien pensants en gardant son esprit critique et indépendant.

La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain !