Accueil > Archives > 2010 > Brest-Strasbourg : une Diagonale de 1050 km

Brest-Strasbourg : une Diagonale de 1050 km

28/06/2009

mardi 9 février 2010, par CHAPRON Annick

L’auteur se présente ainsi : "Je m’appelle Annick Chapron depuis ma naissance, un 10 mars à Plessala dans les Côtes du Nord à l’époque, devenues Côtes d’Armor en 1990. Fille de mes parents, ma vie est toute simple, marquée par deux passions : le cyclisme et le cyclotourisme."

Brest-Strasbourg n’est pas la Diagonale la plus courte, elle n’est pas non plus la plus longue. Pour rafraîchir certaines mémoires [...] les Diagonales sont des randonnées cyclotouristes autonomes consistant à relier les six points extrêmes de la France : Brest, Hendaye, Perpignan, Menton, Strasbourg et Dunkerque. On obtient alors neuf Diagonales entre 950 et 1400 km. Un délai est défini selon la distance.

Les Diagonales de France ont beaucoup de succès, chaque année nombreux randonneurs parcourent la France en diagonales, seul ou en groupe ne devant pas dépasser les cinq unités. Ils sont souvent suivis de près (je dirais presque bichonnés) quand un ou plusieurs cyclotouristes vont à leur rencontre et font un petit brin de causette sur plusieurs kilomètres, histoire de faire oublier que la route est encore longue...

[...]

Lundi 22 juin, cinq diagonalistes sont partis de Brest à 3 heures. Je l’ai su grâce à Francis Swiderek, président de l’Amicale des Diagonalistes de France, qui m’a envoyé la veille via Internet l’itinéraire "Brest-Strasbourg" et le nom des participants : Jeanne Brossier, Noële Barbeau, Claude Chassier, Joël Chassier et Christophe Gaudry. Des cyclotouristes du Loir-et-Cher licenciés à l’ASL Orchaise. Je connais Noële et Joël rencontrés l’an dernier à Seillac.
[...]

C’est sous un ciel tout bleu que je quitte Ploeuc/Lié à 9h20 ce lundi 22 juin. 30 minutes plus tard le ciel est déjà tout rempli de gros nuages presque menaçants. Partie en tenue d’été et sans vêtement de pluie, je me suis dit : "Me voilà bien !". Au fil des kilomètres et du temps passé à pédaler, les nuages s’amincissent et deviennent plus rassurants. Il ne pleuvra pas. C’était juste une petite alerte pour faire peur à l’anxieuse que je suis !...

Une autre appréhension, après la crainte de la pluie, me taquine le ciboulot parce que je suis de l’autre côté de Corlay, il est plus de 10h30 et je n’ai pas croisé les diagonalistes. Ces gens-là, il arrive parfois de ne pas les trouver. Principalement à cause d’une déviation ou d’une traversée de ville. Corlay étant un bourg, cette dernière éventualité ne se pose même pas.
Je continue à rouler vers Plounévez-Quintin me fixant un demi-tour au bout de la ligne droite devant moi. Décision tout juste ébauchée que le club des cinq apparaît. Je viens de faire 30 km, il en reste autant avant de rejoindre Ploeuc/Lié.

Noële et Joël me reconnaissent, la présentation est alors plus simple. Le quintuple est heureux d’être escorté un moment et éventuellement renseigné sur l’itinéraire du secteur. Je découvre alors un groupe compact avec de bonnes jambes et bien dans sa tête. Juste un peu contrarié à cause de travaux sur leur trajet avant Plounévez-Quintin -obligés de suivre une déviation et faire une quinzaine de kilomètres supplémentaires avant de revenir sur la bonne route.

Dans la longue montée de Corlay :

La difficulté se termine par un faux plat. Les diagonalistes vont quitter la D 767 en virant à gauche vers le Bodéo. Roulant à droite : Christophe et Claude ; puis Noëlle et Joël. Et l’autre ? Ils ont perdu Jeanne ?

Sur la D 44 entre Corlay et le Bodéo :

A droite, près de Joël, Jeanne la cinquième participante, cachée par Christophe sur la photo précédente. En observant bien, on voit la roue avant du vélo de Jeanne entre celle de Christophe et sa sacoche. Celle de Jeanne est visible entre le buste et le bras gauche de Christophe.

La D 44 est une petite route tranquille et agréable sans difficultés majeures. Ploeuc/Lié choisie pour la pause déjeuner est à 23 bornes. Encore une bonne heure de route.

A Ploeuc/Lié :

Il était temps d’arriver. La fringale a failli leur jouer un mauvais tour.

Ils avaient prévu d’atteindre Ploeuc/Lié à 12h15, ils mettent la route entre parenthèses à 12h10. Ils sont largement dans les temps malgré la déviation qui leur aura fait perdre au moins 45 minutes.

Ils se sont d’abord installés sur un muret face à un bar qui attire Jeanne. L’équipe a besoin de boissons fraîches.

Joël Chassier (pieds nus), Christophe Gaudry (il ne fume pas...), Noële Barbeau, Jeanne Brossier et Claude Chassier le cousin de Joël.

Ils ont eu l’autorisation de s’installer à la terrasse du café. Ils mangent ce qu’ils ont dans les sacoches. Un déjeuner moins coûteux qu’au restaurant où une perte de temps est assurée. Ils vont reprendre la route à 13 heures, gagnant 15 minutes sur le temps d’arrêt prévu. Je rentre à la maison en voiture.


Voir en ligne : L’article original